PRIMO LEVI ET FERDINANDO CAMON : Conversations ou le voyage d'Ulysse

Adaptation : Éric Cénat, Gérard Cherqui et Dominique Lurcel

Mise en scène : Dominique LURCEL

Jeu : Éric Cénat et Gérard Cherqui

Lumière : Philippe Lacombe

Costumes : Elisabeth de Sauverzac

Production (reprise 2014) : Théâtre de L'Imprévu et Cie Passeurs de Mémoires Spectacle subventionné pour sa reprise par l'ONAC, la fondation pour la mémoire de la Shoah, la région Centre, le Conseil Général de Loiret et la Ville d'Orlèans (sous réserve). Avec le Soutient de Centre de recherche et de documentation sur les camps d'internement et la déportation juive dans le Loiret (CERCIL), de la Ligue des Droits de l'homme, et du musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme.

Spectacle subventionné à sa création par Le Ministère des Anciens Combattants (Délégation à la Mémoire) - La Région Centre - La Ville d’Orléans 

Spectacle soutenu à sa création par 

Le Centre de recherche et de documentation sur les camps d'internement et la déportation juive dans le Loiret (CERCIL) 

L’Institut Culturel Italien - Le Festival d’Avignon et France Culture 

L’ADAMI et le THECIF

Création le 14 février 1995 à Corbeil-Essonnes (91) 

Nombre de représentations données en France : 119

Reprise en mars 2015 au Théâtre EssaïoN - Paris

Festival Avignon 2015. Plus de 50 représentations depuis.

 

Jamais complaisante, ni écrasante, la parole de Primo Levi est une arme, tonique, pour appréhender le présent et prévenir des dangers à venir...

 

“ Cela me paraissait superflu, négatif même, nocif peut-être, de faire de la rhétorique. Il n'y avait pas besoin de souligner l'horreur. L'horreur était. Il valait mieux laisser les choses se raconter d'elles-mêmes. ” 

Primo Levi

 

LE PROJET : Faire entendre la voix de Primo Levi

« Ferdinando Camon s'entretient pour la première fois avec Primo Levi en 1982. Leurs conversations vont s'échelonner régulièrement, ensuite, jusqu'en 1986 (moins d'un an avant le suicide de Primo Levi). Ainsi, deux hommes se parlent. Deux écrivains deux "arpenteurs de mémoire" : l'un est de culture chrétienne, l'autre, on le sait, a vécu comme juif, quarante ans plus tôt, l'expérience d'Auschwitz.

 

Les échanges sont à la fois denses et fluides. Quel que soit le sujet abordé (Auschwitz, évidemment, et l'Allemagne - celle de Hitler et celle d'aujourd'hui - mais aussi le Goulag de Soljenitzine, l'acte d'écrire, le métier de chimiste...) la tension de la pensée naît entre les interlocuteurs du sentiment d'urgence qu'ils partagent l'un et l’autre : urgence à communiquer, urgence à transmettre. En dépit de la gravité du débat, cela n'est jamais écrasant, jamais désespérant. Cela provient de l'ironie de Primo Levi, de ses qualités de conteur, de son amour du langage, mais plus encore de sa lucidité, de son intelligence toujours à l'affût, tolérante sans compromis, chaleureuse sans sentimentalisme 

 

Créé en 1995, invité, la même année au Festival d’Avignon (Chapelle des Célestins), ce spectacle, partout où il a été représenté depuis (des Médiathèques aux Scènes nationales), a rencontré une écoute très intense, un accueil profondément ému, et permis des rencontres et des débats passionnants. S’il a évolué dans sa forme, il est resté ce qu’il se voulait à l’origine : un travail de « passage de témoin ». A l’heure où, inéluctablement, vont disparaître les derniers survivants de la Shoah, il propose une des réponses possibles (celle du théâtre) à la question qui se pose aux nouvelles générations (chez les créateurs notamment) : comment, désormais, transmettre ? » 

Qu’ajouter de plus, au moment de reprendre ce spectacle près de quinze ans plus tard ? L’évolution des recherches historiques a, depuis, réactivé toutes les questions posées au cours de ces conversations. Plus largement, Primo Levi est, aujourd’hui plus que jamais, un garde-fou indispensable, au moment où les populismes ont le vent en poupe, où les ghettos de tous acabits réapparaissent, où les murs se multiplient. Plus que jamais, dans un temps où l’émotion facile nourrit chaque jour davantage nos archaïsmes et notre part d’irrationnel, il apparait comme un veilleur du XXe siècle, indispensable au nôtre. » 

Dominique Lurcel

 

 

 

LA PRESSE EXTRAITS

 

“C’est magnifique parce que c’est d’une intelligence et d’une vérité humaine extraordinaire…”

COUP DE CŒUR de GILLES COSTAZ – Le Masque et la Plume, Sur les planches, France Inter -  26 avril 2015

 

«  (…) Ces conversations salutaires sont plus que jamais nécessaires de nos jours où “le ventre est encore fécond d’où peut surgir la bête immonde” comme disait Bertolt Brecht. Ne manquez pas ce spectacle essentiel au Théâtre Essaïon… » Edith Rappoport –Le journaldebordduneaccro

 

 

«  (…) On saisit, petit à petit, le fil de cette discussion dense et éclairante qui nous emporte. Étriqué dans son petit gilet, la tête basse souvent, c’est avec une grande subtilité que Gérard Cherqui confère à son personnage la timidité et la mesure que requiert cet homme comme entré en lui-même. Sa diction mesurée donne écho à cette parole qui traduit une pensée claire et intelligible, invitant à découvrir les œuvres de son auteur. » Gilles Costaz – Le Web Théâtre

 

« (…) Ferdinando Camon, lui, a eu l’intelligence, de forcer l’auteur de Si c’est un homme à réfléchir dans une longue interview sur les conséquences humaines de cette abomination. C’était peu de temps avant son suicide, qui est ici éclairé. C’est magistral de lucidité. » Jean-Luc JEENER – Le Figaro magazine

 

 « (…) Ce que l’on apprécie particulièrement chez Lurcel, c’est qu’il a veillé à ne jamais rendre trop visible son travail de metteur en scène. Il célèbre donc avec justesse un vrai théâtre de la parole du témoin. Quasi documentaire. Impeccablement dirigés, les deux comédiens sont irréprochables. (…) La performance de Gérard Cherqui (…) a quelque chose d’hypnotisant. Paraphraser ici ces entretiens n’aurait aucun intérêt. Si vous ne les connaissez pas, il  faut en revanche impérativement courir les applaudir, au nom du devoir de mémoire. Dimitri DENORME - Pariscope

 

“(…) Donner corps, voix et vie à des figures notoires et emblématiques est une entreprise ardue et complexe, qui, par ailleurs, sur un tel sujet, ne souffre aucun faux pas. Ce que, dans les rôles respectifs de Ferdinando Camon et Primo Levi, réussissent parfaitement Éric Cénat et Gérard Cherqui. – Froggy’s delight

 

“ (…) Dominique Lurcel a mis en scène ses « Conversations » avec Ferdinando Camon, que l’on peut (re)découvrir au théâtre Essaïon en un temps où il est des questions douloureuses qu’il faut savoir remettre sur le tapis. (…) ” Jack DION – Marianne Blog

 

“(…)  Pour incarner la puissance de cette pensée en perpétuel mouvement, le metteur en scène a choisi le dénuement. Le jeu subtil de Gérard Cherqui tout en retenue pour Primo Levi et celui d’Éric Cénat pour l’austérité du journaliste Ferdinando Camon, qui pousse parfois jusqu’au malaise, l’envie de savoir. Un spectacle sur la transmission, court et exigeant mais qui donne à réfléchir sur notre présent, et qui pousse à découvrir ou redécouvrir l’œuvre immense que nous a laissé Primo Levi.” Anna GRAHM – Un Fauteuil pour L’Orchestre

 

“(…) Le duo des deux acteurs, excellents, entre en constante résonance. Un moment de dépouillement d’une telle densité. Admirable.” Annick DROGOU – Spectacles Sélection

 

“(…) Travail remarquable pour un puissant moment de théâtre citoyen, philosophique, politique, plus que jamais nécessaire. (…) suspendus aux lèvres des deux interprètes, deux passeurs subtils, convaincus et authentiques, on se nourrit de cet échange capital, assistant à une intense, dense, et précieuse représentation où l’accessoire, l’anecdotique, le superflu n’ont pas lieu d’exister. Courez à l’Essaïon.” Thomas BAUDEAU – Fousdetheatre.com

 

“(…) un spectacle plein de finesse et d’intelligence, (…) Plein de pertinence et d’une incroyable richesse, (…) Gérard Cherqui est Primo Levi. On sent à travers son personnage, l’homme blessé qui toutefois nous délivre un discours calme, intense et réfléchi. (…) Éric Cénat, qui interprète Ferdinando Camon, joue à merveille son rôle de journaliste en posant des questions d’une grande pertinence. La qualité essentielle de la mise en scène de Dominique Lurcel réside dans sa simplicité qui confère au propos une redoutable efficacité. Dès lors que ce spectacle suscite le désir de lire ou de relire Primo Levi, la pièce est garante de son succès ! Laurent SCHTEINER – théatres.com

 

“(…) un véritable bijou littéraire (…) On est émerveillé de ce dialogue dense et fluide à la fois, de la belle langue de Primo Levi, son ironie et sa lucidité, jamais écrasante, ni désespérante, tolérante sans compromis et d’une intelligence aiguisée… Le jeu des comédiens est juste, mesuré, dans une grande retenue et en même temps d’une grande liberté de ton, et rencontre une écoute intense, un accueil ému dans toutes les scènes où il a été représenté.” Michèle LÉVY-TAÏEB – Actualité Juive

 

“(…) Un surprenant moment de grâce. Un engagement d’acteurs total. (…) Gérard Cherqui compose un personnage d’une intense sensibilité et d’une intelligence brillante, avec une modestie et une classe saisissantes. (…) Éric Cénat, qui joue Camon, l’assume avec la fougue latine et fiévreuse qui cherche la vérité (…) Des mots qui interrogent le sens de la vie et qui sont des mots d’amour, justement pour cette vie. Saisis par le souffle de cette pensée en action, on ressort de là plus intelligents qu’on ne l’était en entrant. Grâce au contact de grands hommes. ” Hélène KUTTNER – Artistik rezo

 

“(…) On saisit, petit à petit, le fil de cette discussion dense et éclairante qui nous emporte (…) C’est avec une grande subtilité que Gérard Cherqui confère à son personnage la timidité et la mesure que requiert cet homme comme entré en lui-même (…) ” Criticomique.com

 

 

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